L’Institut d’Auvergne-Rhône-Alpes du Développement des Territoires (IADT), la Maison des Sciences de l’Homme (MSH), et la mairie du Mont-Dore sont les 3 partenaires français du projet.
Les zones de montagne du Sud-Ouest de l’Europe connaissent une situation critique de dépeuplement et de vieillissement, ce qui rend indispensable la revitalisation de leur structure sociale et productive.
Le projet Cultur-Monts, grâce au financement du programme Interreg SUDOE 2021-2027, répond à ce défi par la valorisation du patrimoine associé aux paysages culturels de montagne.
L’objectif est d’offrir de nouvelles opportunités de développement aux communautés de montagne, en améliorant leur qualité de vie et leur cohésion territoriale, en renforçant l’estime de soi de la population locale et en augmentant la capacité des organismes publics à attirer des visiteurs, à intégrer de nouvelles populations et à attirer les jeunes sur leurs territoires.
Au cours des dernières décennies, l’archéologie a montré que les régions montagneuses du sud-ouest de l’Europe ne sont pas seulement des zones naturelles et biodiversifiées, mais qu’elles conservent également un important héritage culturel résultant d’une activité humaine intense. Cependant, ce patrimoine est peu connu et sous-évalué en tant qu’outil de revitalisation, d’innovation et de transformation durable de ces territoires.
Coût total : 1 689 339,98 Euros
Dont cofinancement FEDER : 1 267 005,00 Euros
Du 13 au 16 octobre 2024, la mairie du Mont-Dore et la MSH ont organisé cette 4ème rencontre en partenariat avec l’IADT et le concours de la direction régionale des affaires culturelles. Lors de cette réunion de travail Cultur-Monts, les participants espagnols et portugais ont découvert la zone pilote du massif du Sancy à travers plusieurs visites de terrain axées sur l’eau, la pierre et le pastoralisme.
Les prochaines rencontres prévues en 2025 sont :
Initié en 2011, Trina Orchestra représente une aventure musicale unique pour la jeunesse européenne.
“Trina Orchestra” signifie :
– “Tri” pour les 3 villes et pays qui sont rassemblé.e.s,
– “na” pour “nations”,
– et “Orchestra” parce que ces jeunes sont réunis sous la forme d’un orchestre et que la musique est au cœur du projet.
Cette aventure permet à de jeunes Français, Allemands et Hongrois de se retrouver chaque année pendant plus d’une semaine à la fin du mois de juillet afin de construire un programme musical pour orchestre d’harmonie et ensemble à cordes. A l’issue de ce séjour haut en couleurs, ils présentent ce programme lors d’un concert dans la ville hôte qui est également retransmis en direct sur le site officiel de Trina.
Le point de départ de ce périple remonte à 1992, grâce au jumelage entre Cébazat et Gerstetten en Allemagne ; cette dernière étant également jumelée avec la ville de Pilisvörösvár en Hongrie. C’est de ce double jumelage que l’idée a émergé et que les écoles de musique de ces villes partenaires ont décidé d’organiser un projet commun autour du langage universel qu’est la musique. Pour Cébazat, c’est l’école de musique de la Vallée du Bédat qui est engagée dans ce projet, et une partie des musiciens français sont des élèves de cette école.
A travers la musique, la jeunesse européenne peut s’exprimer et se faire comprendre de tous. La musique est un moyen fort et transfrontalier qui soude ces jeunes Européens, faisant ainsi disparaître les barrières linguistiques… Ou presque ! La plupart d’entre eux sait s’exprimer en Anglais et c’est souvent la langue vivante qui ressort le plus lors des échanges. Mais certains d’entre eux ont la chance de savoir parler le Français ou l’Allemand (qui sont des langues vivantes souvent étudiées à l’école), et même le Hongrois !
La musique crée un lien fort puis, petit à petit, un esprit de groupe se développe en éveillant la curiosité et l’intérêt de ces musiciens pour la culture des autres nations. Ainsi, leur rencontre fin juillet 2022 est rythmée de nombreuses heures de répétitions intenses, que ce soit par pupitre, en formation orchestrale ou bien sous forme de grands ensembles que sont les cordes, les bois, les cuivres et les percussions.
Clarinettes. Formation en pupitre ©Dominique Jouvet
Outre la musique, cette semaine est consacrée aux échanges culturels, aux découvertes linguistiques, touristiques et culinaires. C’est pourquoi les musiciens de cet orchestre tri-national bénéficient de journées dites “day off” pour partir à la découverte du pays d’accueil et profiter d’activités diverses. De plus, des soirées à thèmes sont organisées : chaque pays dispose d’une soirée pour créer des jeux, mélanger les nationalités, faire découvrir sa culture et ses spécialités culinaires !
Conçu en cycles de 3 années pour les 3 villes composantes, chacune accueille tour à tour entre 50 et 100 musiciens, 1 année constituant 1 épisode. A l’heure actuelle, 2 saisons de 3 épisodes ont déjà été clôturées, et entre chaque saison ont eu lieu ce que l’on appelle des “best of”, le 1er en 2014 et le 2ème en 2018.
En 2020 et 2021, la crise sanitaire a mis Trina Orchestra en pause forcée.
Heureusement, 2022 marque le redémarrage de Trina, appelé “Trina Restart”. Ce retour en grande pompe permet de mettre en lumière une année très spéciale : celle des 30 ans du jumelage entre Cébazat et Gerstetten et des 25 ans du jumelage entre Pilisvörösvár et Gerstetten ! Tous les musiciens ayant déjà participé à Trina depuis sa création sont invités à rejoindre les musiciens pour cette édition !
Lors de la Journée de l’Europe, le 9 mai 2022, 4 de ces musiciens sont venus jouer l’hymne européen à l’Hôtel de Ville de Clermont-Ferrand, pour la cérémonie de dévoilement de la plaque du label “Ville Européenne”, par le Maire, le Préfet, le Vice-Président du Conseil départemental et le Président des Jeunes Européens France.
Ce projet est européen parce qu’il regroupe des jeunes de 3 pays européens différents, et aussi parce qu’il est financé par l’OFAJ, l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse. Il s’agit d’une organisation internationale au service de la coopération franco-allemande, implantée à Paris, à Berlin et à Sarrebruck. Il a été créé par le Traité de l’Elysée en 1963. Il a pour mission d’encourager les relations entre les jeunes des 2 pays, de renforcer leur compréhension et, par là, de faire évoluer les représentations du pays voisin. Ses objectifs principaux sont la promotion des échanges et des rencontres interculturelles, le renforcement de l’amitié et de la coopération franco-allemande, ainsi que la connaissance réciproque à tous les niveaux de la société. Il souhaite également susciter l’intérêt pour les langues des partenaires, transmettre des compétences pour l’Europe, favoriser l’apprentissage interculturel, dans la vie personnelle et professionnelle, et enfin transmettre à des pays tiers les expériences des échanges franco-allemands et de la réconciliation.
Enfin, Trina a reçu la médaille de l’Europe en 2012 et a remporté le “Colors of Europe Award” en 2020 !
Concert en 2018 à la salle polyvalente de Gerstetten © Dominique Jouvet
* Mise à jour *
« Le processus de sélection a été extrêmement difficile, avec des débats intenses et profonds. Bourges a simplement été la ville qui répondait le mieux aux six critères, explique la présidente du jury Rossella Tarantino qui salue le haut niveau des candidatures présentées. Les quatre dossiers ont été de véritables enchantements qui ont permis d’enrichir notre perception de la France contemporaine. »
Bourges sera aux côtés de České Budějovice en République Tchèque et Skopje en Macédoine du Nord en 2028.
« Ce processus de construction de ce projet de Capitale européenne de la Culture où chacun apporte sa pierre est en soi une illustration du projet européen, constate Valérie Drezet-Humez cheffe de la Représentation de la Commission européenne en France. Vous avez réussi à inscrire l’Europe dans la réalité quotidienne de vos citoyens en faisant de vos villes des plate-formes de discussion où les expressions culturelles sont à la croisée de certains grands enjeux : la lutte contre réchauffement climatique, la relation parfois distendue entre espace des villes et rural, la question de la santé physique et mentale à la sortie de la pandémie ou encore l’importance des mobilités et de la visibilité de l’ensemble des territoires. »
Le dossier de candidature de la seconde phase a été déposé le 3 novembre 2023. Téléchargez-le ici !
La visite du jury européen sur place a eu lieu début décembre 2023.
Vendredi 3 mars 2023, les 4 villes finalistes ont été annoncées à l’institut national du patrimoine !
Clermont-Ferrand Massif Central fait partie du carré final, avec Rouen, Bourges et Montpellier. Une étape décisive vient d’être franchie.
Le dossier a été déposé en décembre 2022 au Ministère de la Culture. 60 pages qui présentent le territoire, l’engagement, les actions depuis 2015 et jusqu’en 2028…
Le grand oral de présentation devant le jury français a eu lieu le 1er mars 2023.
Lisez le résumé de la candidature ici, et le rapport du jury ici.
QU’EST-CE QUE C’EST ?
Le programme des Capitales Européennes de la Culture (CEC) est une initiative créée par l’Union européenne pour célébrer la richesse et la diversité de ses territoires et de ses citoyen.ne.s.
61 ont été désignées depuis 1985, année où le programme a été lancé. La France, pour sa part, a déjà obtenu 4 fois le titre :
en 1989 à Paris,
en 2000 à Avignon,
en 2004 à Lille
en 2013 à Marseille-Provence.
Pour l’édition 2022, les villes de Kaunas au centre de la Lituanie, Esch-sur-Alzette deuxième ville du Luxembourg et Novi Sad en Serbie surnommée “l’Athènes serbe”, sont les 3 lauréates et succèdent ainsi à Galway en Irlande et à Rijeka en Croatie. En pleine période de crise sanitaire, la Commission européenne avait proposé de prolonger l’année de CEC à ces 2 dernières, lauréates de 2020, jusqu’à la fin du mois d’avril 2021. Mais les mesures de confinement et de distanciation sociale ayant particulièrement touché le secteur culturel, les villes avaient été contraintes de reporter ou réorganiser un certain nombre d’événements, en les adaptant aux mesures sanitaires en vigueur, parfois en distanciel !
Ainsi, pour tenir compte du calendrier des prochaines villes lauréates, la Commission avait aussi proposé de reporter de 2021 à 2022 le titre de CEC de Novi Sad, et de 2021 à 2023 celui de Timisoara (Roumanie) et d’Elefsina (Grèce).
En 2019, c’était Plovdiv (Bulgarie) et Matera (Italie).
De nombreuses manifestations culturelles sont prévues tout au long de cette période pour célébrer l’événement, mais quel est l’impact pour le territoire local ?
RETOUR SUR LES ORIGINES ET LES RETOMBÉES DE CE LABEL NÉ EN 1985
A l’origine des CEC, on trouve la conviction, chez les responsables européens, que l’Europe s’est trop longtemps préoccupée de politique et d’économie, négligeant les échanges culturels entre ses citoyens.
L’initiative remontant à 1985 revient à l’actrice Melina Mercouri, alors Ministre grecque de la Culture. 2 ans plus tard, également sous l’impulsion du Français Jack Lang, Athènes devient la 1ère “ville européenne de la culture”. L’appellation est transformée en 1999 pour revêtir sa désignation actuelle, plus honorifique.
FINALITÉ : LE BUT ET LES OBJECTIFS DE CETTE INITIATIVE
Le but ultime serait que la ville choisie puisse clairement devenir la star du continent, attirer plus de touristes et faire vivre culturellement la ville comme jamais elle ne l’a fait auparavant. De façon plus officielle, et selon la Commission européenne, ce serait de “mettre en valeur la diversité de la richesse culturelle en Europe et les liens qui nous unissent en tant qu’Européens”. Il s’agit donc, pour les villes mises à l’honneur, de promouvoir leur patrimoine et leur dynamisme culturel à travers l’organisation d’expositions, de festivals ou encore de débats et d’autres événements, tout en bénéficiant d’une couverture médiatique non négligeable grâce à la labellisation européenne.
Si cette expérience européenne est une opportunité de développement et de rayonnement pour un territoire, sa mise en œuvre est également une aventure fédératrice pour les forces vives locales. Il s’agit d’une mise en mouvement qui mobilise tous les secteurs d’activité et tous les milieux, aussi bien culturel ou économique que social ou éducatif… et les citoyen.ne.s dans leur ensemble.
Les objectifs pour atteindre ce but sont donc multiples et bien définis :
mettre en valeur la richesse culturelle et patrimoniale (par exemple pour Clermont-Ferrand : la Chaîne des Puys devenue patrimoine mondial de l’UNESCO, le festival international du court-métrage, le festival de musique Europavox, etc)
favoriser la contribution de la culture au développement des villes
accroître le sentiment d’appartenance à un espace culturel commun
renforcer l’identité des villes européennes, tout en apportant un souffle nouveau sur le cadre de vie de ses habitant.e.s.
QUI DÉCIDE ET QUI PEUT VOTER POUR CELA ?
L’ordre des pays dont les villes peuvent prétendre à ce titre est déterminé à l’avance. Des règles précises assurent une rotation équitable entre les États membres.
Depuis 2009, au moins 2 villes se partagent le label contre une seule auparavant ; l’une est issue d’un des “anciens” États-membres et l’autre d’un pays entré plus récemment. Une 3ème lauréate peut venir s’ajouter, issue cette fois-ci d’un pays tiers, voire d’un pays candidat. C’est ainsi que Istanbul, en Turquie, a pu porter le titre en 2010 aux côtés de Pecs en Hongrie et Essen en Allemagne. L’ancienne capitale ottomane souhaitait profiter de la situation pour marquer son ancrage européen et sa modernité culturelle.
LES FINANCEMENTS
Ce programme bénéficie à l’évidence de fonds européens via le volet Culture du programme “Europe Créative”, doté d’un budget global de 2,5 milliards d’Euros sur la période 2021-2027. Environ 33 pour cent du budget de ce programme sont dédiés à ce volet de la Culture.
Cependant, l’intérêt pour les villes désignées ne se résume pas uniquement à l’obtention de subventions européennes, d’ailleurs jugées insuffisantes par la plupart des organisateurs. Il semble se trouver principalement dans les retombées économiques et l’image de marque qu’elle octroie.
En effet, en 2004, la Commission s’était penchée sur ces motivations qui avaient poussé les 29 villes lauréates des 10 années précédentes à déposer leur candidature. Le constat était clair et unanime : “la plupart d’entre elles poursuivait de nombreux objectifs renvoyant souvent au besoin de développer le profil international de la ville et de sa région, de mettre en place un programme d’activités culturelles et d’événements artistiques, d’attirer des visiteurs et de renforcer la fierté des villes et l’image qu’elles ont-d’elles-mêmes”.
Le programme des capitales européennes de la culture a sans doute permis à de nombreux touristes européens de découvrir les richesses de villes du continent, certaines encore peu ou pas connues !
Mais le rapport livrait néanmoins des conclusions mitigées sur cette participation du label au renforcement de l’intégration européenne. Peu de villes semblaient attachées à la dimension européenne de l’événement et “les attentes de coopération entre villes partageant le titre n’ont pas été réalisées ou maintenues”, notait cette fois encore la Commission.
Cette dernière réalise désormais un rapport annuel d’évaluation sur l’organisation des événements par les villes lauréates. La dimension européenne semble alors prendre une place plus importante et devenir un critère incontournable dans la sélection.
ET CLERMONT-FERRAND LA-DEDANS ?
En 2028, la France accueillera pour la 5ème fois la Capitale Européenne de la Culture. Face à notre Ville, Amiens, Bastia, Bourges, Lens, Montpellier, Nice, Reims, Rouen et Saint-Denis se sont déclarées candidates.
La même année, une 2nde CEC sera désignée en Tchéquie.
Clermont-Ferrand a entamé un long processus pour concurrencer ces autres villes de France. En réalité, elle travaille sur son projet de candidature depuis 2015. D’ailleurs, c’était dans le programme de campagne du Maire Olivier Bianchi, élu en 2014.
Après avoir été portée directement par la Ville entre 2015 et 2021, depuis 2021, la candidature est portée par l’association Clermont-Ferrand – Massif Central 2028, présidée par Cécile Coulon, romancière, poétesse et essayiste. La création d’une association relève d’une volonté politique de faire de la candidature un programme partagé avec les publics, basé sur l’inclusion et la co-construction, au contraire d’un grand show artistique.
La mission de cette association relève donc de la contribution à une vie plus conviviale et épanouissante pour tous, de Clermont-Ferrand mais aussi plus largement à l’ensemble du Massif Central. Tout cela consiste à inventer un nouveau modèle de convergence durable d’acteurs locaux, de valorisation et de dialogue des territoires, pour une Europe épanouie. Enfin, l’ambition est bien entendu d’être élue Capitale Européenne de la Culture en 2028 et même de la dépasser en créant une adhésion citoyenne pérenne.
LE CALENDRIER ET LES PROCHAINES ÉTAPES
La candidature CEC s’incarne bien au-delà d’une programmation culturelle riche, c’est toute une dynamique du territoire. C’est pourquoi beaucoup d’actions du Centre Europe Direct sont réalisées en partenariat avec l’association Clermont-Ferrand Massif Central 2028.
Le projet Mindchangers est un dispositif de soutien financé par la Commission européenne (CE) dans le but de renforcer les connaissances et l’engagement des citoyens sur les Objectifs de développement durable (ODD).
Le principal but de ce projet est le renforcement de l’engagement des jeunes citoyens européens et la prise de conscience de l’opinion publique en faveur de l’Agenda 2030 par des actions de communication ainsi que le renforcement des capacités des collectivités territoriales et des organisations de la société civile.
Axe 1 – La recherche
Une étude sur les ressorts de l’engagement des jeunes dans les 6 régions européennes partenaires du projet a été lancée en 2021 pour alimenter les réflexions et les pratiques des acteurs régionaux accompagnant l’engagement des jeunesses.
En Auvergne-Rhône-Alpes, c’est une équipe de 3 chercheurs de l’université Toulouse 2 Jean Jaurès qui a été mobilisée. Cette dernière a participé à l’élaboration et à l’analyse d’une grande enquête à destination des jeunes et mené des entretiens avec des jeunes du territoire mais aussi des acteurs jeunesses de la région.
Des temps d’échanges et de valorisation découleront de ces actions de recherche et une synthèse européenne ainsi qu’un guide pratique à destination des acteurs jeunesse seront produits afin de les inspirer et d’orienter leurs actions.
Axe 2 – Appui aux acteurs
Dans chaque région, deux appels à projets sont prévus pour financer des projets menés par des collectivités et des associations locales avec des jeunes et à destination des jeunes.
En Auvergne-Rhône-Alpes, les structures lauréates bénéficient d’un accompagnement collectif avec RESACOOP.
Les initiatives soutenues par le projet Mindchangers dans les six territoires impliqués contribueront à une campagne de communication visant à mobiliser les jeunes Européens sur la réalisation des ODD. Cette campagne s’appuiera sur des événements régionaux hautement fréquentés par les publics jeunes, et développera nombre d’activités sur les réseaux sociaux pour démultiplier l’écho des activités. Des échanges d’expérience entre jeunes ayant participé à des initiatives lauréates en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les 5 territoires européens partenaires seront également organisés.
Axe 3 – Communication
En synergie avec les 2 autres axes, un large volet communication est conduit à la fois à l’échelle locale par RESACOOP et à l’échelle européenne avec les partenaires des 5 autres pays impliqués. Les objectifs ? Rendre visible et valoriser les initiatives régionales et l’engagement des jeunes Européens mais surtout encourager les jeunes à se mobiliser et à devenir des «mindchangers», des ambassadeurs du changement, à travers 3 principes
L’appel à projet actuel est ouvert jusqu’au 31 mai 2022 !
Tous les documents de l’AàP sont sur le site de Mindchangers.
Les partenaires européens :
Mindchangers c’est avant tout un projet de dimension européenne, mené dans 6 pays :
– l’Allemagne,
– la Belgique,
– l’Espagne,
– la France,
– l’Italie
– et la Roumanie.
Erasmus +
Depuis le 1er septembre 2019, le collège La Charme et le collège Albert Camus à Clermont-Ferrand sont engagés dans 2 projets du programme Erasmus+ : Playing with Maths et Journey.
Dans le cadre des Erasmus Days, les élèves et enseignants venant des différents établissements européens partenaires ont été accueillis en octobre au collège Albert Camus à Clermont-Ferrand
Ces projets, qui impliquent un travail commun et des échanges de pratiques éducatives, sont des partenariats stratégiques.
Playing with Maths
L’ambition de ce projet, dont le collège La Charme est coordonnateur, est de trouver de nouvelles approches innovantes pour enseigner les mathématiques à des élèves qui à cet âge sont curieux, interrogatifs et ont une imagination riche. L’apprentissage se fait alors par l’observation, l’expérimentation, la découverte et les jeux. Les enfants testent de nouvelles idées, utilisent leurs capacités de raisonnement et leurs compétences pour résoudre des problèmes et chercher des réponses à leur monde. Le but est aussi de montrer aux élèves que les maths sont omniprésentes dans la vie réelle et dans de nombreux domaines comme les sciences, les TIC(Technologies d l’information et de la Communication), le théâtre, les arts ou encore la musique.
Les partenaires du projet sont : Valpovo en Croatie, Xanthi en Grèce, Funchal, à Madère au Portugal et Aydin en Turquie.
Journey
Ce projet qui met l’accent sur la culture, s’attache à faire prendre conscience aux élèves de leur identité, de leurs caractéristiques propres et de la richesse culturelle qui les entoure. L’objectif de Journey est de de transférer le patrimoine culturel aux jeunes générations, mais aussi de faire évoluer les enfants en tant qu’individus, tout en renforçant leurs capacités scolaires.
Les partenaires de ce projet sont : Murcia en Espagne, Cefalu en Sicile en Italie, Mikkeli en Finlande, Ikšķile en Lettonie et Aydin en Turquie.
D’une durée initiale de 24 mois, ces projets Erasmus+ ont été prolongés d’une année en raison de la crise sanitaire et s’achèveront donc le 31 août 2022.
Présentez-nous Osengo, ses activités, ses objectifs, ainsi que votre rôle.
OSENGO est un organisme spécialiste dans la formation professionnelle continue, créé en 1981. Nous avons près de 30 sites de formation permanents et sommes aujourd’hui implantés sur 4 grandes régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Nouvelle Aquitaine, Centre-Val de Loire.
Depuis 40 ans, Aformac devenu Osengo en 2020, propose des formations dans les secteurs du Sanitaire & Social – Services à la Personne, de l’Hôtellerie – Restauration, de l’Administratif – RH – Comptabilité – Commerce et du Numérique, dans le cadre de parcours individualisés. Formations, en présentiel, à distance, individualisées, en situation de travail, VAE, ingénierie pédagogique, conseil aux entreprises, coaching individuel…
Les champs d’actions d’OSENGO s’adressent à tous les publics (salariés, demandeurs d’emploi ou entreprises) pour les accompagner dans leur accès à la formation, leur valorisation personnelle, leur évolution des compétences, la reconversion, ou la création de projet.
Je travaille comme coordinateur de projets européens, principalement de projets financés par Eramsus+ pour le département Osengo Europe. Il a été créé par le groupe Aformac, avant de s’appeler Osengo, pour les sujets liés à l’Europe. Nous avons mené de nombreux projets de mobilité et d’ingénierie pédagogique. Depuis lors, nous avons développé un solide réseau de partenaires européens (40 partenaires dans 16 États membres de l’UE) et proposons des stages Erasmus à nos publics.
Quels projets européens menez-vous au sein d’OsenNGo et avec quels partenaires ?
Pour le moment nous menons plusieurs grands projets (KA2 pour les connaisseurs soit Key-Action 2 ou Action-Clé 2) financés par Erasmus+ ainsi que des projets de mobilité (internes et externes).
Pour la mobilité en interne nous avons 2 projets : VOLEO 2 et VOLEO 3 qui sont des projets de mobilité Erasmus+ pour nos apprentis et stagiaires ainsi que les formateurs et le personnel enseignant. Nous travaillons également pour les missions locales pour une mise en place d’un projet de mobilité pour leurs conseillers.
Du coté des projets de partenariats stratégiques d’innovation nous travaillons sur pas moins que 8 projets, qui s’étalent sur 2-3 ans chacun :
BlendedVET : Former les enseignants de l’EFP à transformer des formations existantes en un apprentissage mixte (Blended Learning) ou à créer des nouvelles formations de ce type
FOSTER : L’objectif général du projet est de favoriser la participation des jeunes ayant des besoins spécifiques à la mobilité dans l’EFP, en facilitant leur transition vers le marché du travail et leur intégration sociale.
Pro-Women : Ce projet veut promouvoir l’égalité des chances et l’inclusion sociale des femmes peu qualifiés et/ou au chômage en fournissant des outils pour leur formation et autonomisation. En prenant comme secteur d’intervention le secteur du tourisme
LiNT : ce projet vise à donner des outils de base à des jeunes qui souhaitent se lancer dans une aventure professionnelle. C’est en complément à des savoirs faire professionnels pour leur permettre de comprendre les démarches administratives, financiers, et de communication nécessaire avec les compétences professionnelles à la création d’entreprise.
ProWell : L’objectif du projet sera de mettre en place une formation en ligne, mixte (Blended) et à distance qui permettra aux enseignants et aux éducateurs de soutenir (pendant l’enseignement) leurs élèves ayant des problèmes de santé mentale.
Nous travaillons aussi sur un projet franco-français notamment avec le GIP FCIP de l’académie de Versailles.
FAB MAP : Création de maillons avant une entrée en formation pour qualifier et puis augmenter les compétences nécessaires à l’entrée en formation. Plus généralement l’évaluation et développement des compétences transversales à travers une matrice d’évaluation composé de 12 axes et 4 niveaux.
Et sur un projet plus large directement financé par la commission européenne qui s’appelle WeSkill : conception de programmes d’études transnationaux et des contenus de formation dans le secteur du tourisme de bien-être et de spa. Cinq programmes modulaires transnationaux seront élaborés sur la base des acquis de l’apprentissage pour des apprenants et des employés du CEC 4.
Depuis 2021, vous avez décidé d’accueillir un Kiosque Europe. Pourquoi ?
Pour le groupe OSENGO, il a toujours été important d’intégrer une démarche internationale et européenne dans nos services et formations. Nous avons alors souhaité en 2020 de créer, au sein de nos centres de formation, un « corner européen » afin d’informer nos stagiaires et aussi le personnel sur les thématiques « Europe ».
Comme déjà mentionne notre organisme est engagé dans une démarche pro européenne et nous militons pour des départs en Erasmus+ à travers nos projets de mobilité que nous coordonnons mais aussi à travers des partenariats stratégiques que nous expérimentons avec notre public. Mais nous souhaitions aussi parler plus largement de ce qui est « l’Europe » de ce que ça peut apporter au quotidien pour rendre plus visible en quoi cela bénéficie aux personnes concernées. Avec les mouvements politiques anti-européens qui émergent il est aussi important de pouvoir communiquer sur ce que fait l’Europe et c’est ce que nous avons choisis de faire en installant un Kiosque Europe dans toutes nos sites de formation en lien avec les CED respectifs des départements. (Toulouse, Montluçon, Aurillac, Bourges, Limoges, Clermont-Ferrand, Echirolles).
Des projets à venir ?
Nous souhaiterons reprendre notre travail avec la région Auvergne-Rhône-Alpes sur les mobilités des demandeurs d’emploi et jeunes des missions locales que nous avions fait des nombreuses années avec les projets « Audace » mais qui n’a pas pu être renouvelé pour le moment suite à la fusion des régions et le nouveau programme d’Erasmus+.
Suite aux impacts du Covid sur nos activités de réception de stagiaires étrangers à Lyon nous devons repenser l’accueil et aussi l’envoi des stagiaires et étudiants ce qui n’est pas de tout repos. D’ailleurs si vous avez connaissance de familles qui voudraient devenir famille ou entreprise d’accueil à Lyon faites-nous signe !
Coté grands projets, en cette fin d’année 2021 nous attendons les résultats de nos nouvelles idées de projets innovation soumis. Cette année j’ai écrit et soumis 4 nouvelles propositions de projets et nous avons été sollicités pour 9 autres comme partie prenante. Alors j’ai hâte de connaitre les résultats et de travailler ou retravailler avec des nouveaux ou anciens partenaires.
Nous organisons un événement de présentation de résultats pour notre projet Pro-Women qui se termine, pour mettre en lumière le travail fait par un groupe de femmes migrantes pour ce projet.
Je peux aussi vous donner rendez-vous pour le séminaire final de notre projet Fab-Map qui aura lieu le 18 novembre en ligne !
Si vous souhaitez ne savoir plus n’hésitez pas à me contacter directement : m.schaefer@osengo.fr
RESACOOP est le réseau régional multi-acteurs, qui regroupe les acteurs de l’éducation à la citoyenneté et de la solidarité internationale en Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce Groupement d’intérêt public porte un projet européen appelé “Mindchangers”.
Financé par la Commission européenne, le projet européen Mindchangers vise le renforcement des connaissances et l’engagement des citoyens sur les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Les projets retenus devront :
Pour toute question concernant l’appel à projets : mindchangers@resacoop.org
Financé par l’Union européenne dans le cadre de l’Action Marie Skłodowska-Curie du programme Horizon 2020, Highlands 3 vise à développer une base de données et un réseau coopératif entre des zones de montagnes du monde entier afin de recenser et analyser les initiatives locales de développement durable.
Le projet concerne tous les grands massifs :
– européens : Massif Central, Pyrénées, Alpes, Highlands, Alpes scandinaves, Carpates, Balkans, Cordillère cantabrique ;
– africains : Atlas et Hauts Plateaux d’Afrique de l’Est ;
– asiatiques : la chaîne de l’Himalaya et les montagnes du Proche et Moyen-Orient ;
– et américains : Andes, Cordillère atlantique, Rocheuses et Appalaches.
C’est un projet européen d’envergure mondiale !
Partons à la rencontre du partenaire du Puy-de-Dôme de ce projet, pour mieux comprendre en quoi il consiste.
Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Eric Cournut, et je travaille au Parc Livradois-Forez en tant que Directeur adjoint. Je coordonne le programme européen LEADER du Livradois-Forez depuis son origine et j’ai également en charge les projets de coopération transnationale ainsi que le Conseil scientifique et les relations avec la recherche. D’une façon générale je m’occupe des relations avec les autres territoires structurés comme le nôtre en France et à l’étranger. En effet, c’est l’une des priorités du programme européen LEADER que d’encourager les projets de coopération entre les territoires ruraux de l’Union européenne.
En quoi consiste le projet HIGHLANDS et quels sont ses objectifs ?
C’est un projet de recherche qui a été retenu en fin d’année 2019 pour un financement de la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon 2020. Il regroupe plus de 40 partenaires du monde de la recherche ainsi que des représentants de territoire ruraux des différents massifs montagneux du monde. Son principal objectif est de constituer une plateforme d’aide à la décision regroupant un grand nombre d’initiatives de développement durable dans les zones de montagne. 8 sessions de 1 mois chacune seront organisées dans les 4 prochaines années dans chacun des principaux grands massifs montagneux du monde. Elles regrouperont une quarantaine de chercheurs et de développeurs qui visiteront et analyseront une cinquantaine d’initiatives identifiées, en suivant une méthodologie élaborée préalablement. Le projet vise également à permettre des échanges entre les différents partenaires notamment de jeunes chercheurs qui pourront aller pendant une période (minimum 1 mois, maximum 1 an) conduire un projet, un échange avec un partenaire d’un autre massif de montagne. L’objectif étant de créer un réseau efficace et vivant entre ces partenaires.
Comment est née l’idée d’une telle initiative ?
L’initiative part du constat que les massifs montagneux du monde ont les principales ressources en eau et en minerais de la planète, mais qu’ils sont aussi le refuge des principales guérillas et abritent une part importante des populations pauvres et démunies. Il y a donc un enjeu pour la recherche mais aussi d’un point de vue politique à créer un réseau entre ces massifs pour partager des initiatives porteuse de développement et d’avenir.
Le projet HIGHLANDS est une initiative européenne, (programme, financement et nationalité des partenaires), mais à portée mondiale avec des sites et des partenaires sur tous les continents. Comment envisagez-vous cette perspective ?
En effet c’est une véritable gageure de regrouper sur une session de 1 mois des participants de plus de 40 institutions et 32 pays ! Surtout en cette période de pandémie. Les Européens sont les plus représentés mais il y a un enjeu fort à mobiliser les partenaires des autres pays afin d’avoir in fine un vrai réseau mondial.
Le séminaire préparatoire a eu lieu à Saint-Rémy-sur-Durolle, dans le Puy-de-Dôme. Pourquoi ici et quelles sont les prochaines étapes ?
Le Parc Livradois-Forez, en devenant partenaire de ce projet, est le territoire qui accueille la 1ère session de 1 mois en septembre octobre 2021. Nous avons accepté d’accueillir le séminaire préparatoire en juin à Saint-Rémy-sur-Durolle pour que les participants (issus de 7 pays européens) puissent travailler à la méthodologie de recueil des initiatives tout en étant dans le territoire qui accueillera la 1ère session et ainsi s’en imprégner tout en découvrant son organisation et quelques-uns de ses projets.
Europan fédère des concours d’architecture suivis d’études et de réalisations, et lancés simultanément dans plusieurs pays européen (Suède, Espagne, Allemagne, Croatie, Autriche, Finlande, Belgique, Portugal, France, Italie, Pays-Bas…) sur un thème et des objectifs communs.
Depuis 1988 Europan a mobilisé :
En Europe
• Plus de 24 391 équipes d’architectes, urbanistes et paysagistes européens.
• Plus de 759 villes européennes dans 23 pays.
• Plus de 410 Maîtres d’ouvrage urbains et opérationnels
En France
58 sites, 3 488 projets rendus, 119 projets primés
Pour cette 16ème édition, les participants doivent réfléchir autour du thème «Villes vivantes» en prenant en compte l’aspect environnemental et social des transformations. L’accent est mis sur une exigence d’intégration et de mixité sociale autant que sur la nécessité de limiter les impacts environnementaux.
Cette année, la ville d’Aulnat est l’un des 11 sites français participants.
Trois zones distinctes ont été retenues : l’ancienne école Les Chapelles, la halte-ferroviaire et la sucrerie de Bourdon.
Connue dans le département puydômois pour être l’adresse de l’aéroport, Aulnat est une ville de 4000 habitants qui gagnerait à être mieux connectée avec la métropole clermontoise, d’autant qu’il est prévu à court terme l’arrivée d’une ligne de Bus à Haut Niveau de Service. Les projets porteront donc en priorité sur des solutions pour désenclaver Aulnat et soutenir l’inclusion en intégrant de nouvelles dynamiques, particulièrement en facilitant la mobilité et l’accès à la métropole.
En effet, stimuler les interfaces entre l’aéroport, la métropole clermontoise et la ville d’Aulnat permettrait de faire gagner en qualité ces différentes zones en exploitant le potentiel des sites retenus. Si un des projets est retenu, il s’insérerait donc dans un projet urbano-territorial global qui bénéficierait,bien sûr, aux Aulnatois, mais aussi à la métropole toute entière !
Copyright photos et cartes : Agence d’urbanisme et de développement Clermont Auvergne Métropole