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Régulièrement, le CIED vous propose d’aller à la rencontre des associations sur le territoire du Puy-de-Dôme afin de découvrir ceux qui font vivre l’Europe. Aujourd’hui c’est Stessy Fourneron, responsable de la communication de l’Ecopôle Val d’Allier qui nous parle d’un beau projet dans le Puy-de-Dôme

https://ecopolevaldallier.fr/

Stessy Fourneron, pouvez-vous nous présenter votre parcours ainsi que votre poste au sein du SEAT ?

Après le départ des carriers, le SEAT a recruté sa première chargée de mission en 2017. Au vu de l’ampleur que prend le projet, j’ai été recruté début 2018, d’abord en service civique puis en tant que chargée de mission. Depuis l’été 2019, je m’occupe plus particulièrement de l’animation et de la communication de l’Ecopôle, deux domaines extrêmement liés. Ces domaines nécessitent d’être développés car nous constatons une fréquentation grandissante et nous répondons à de plus en plus de demandes (écoles, centres de loisirs, particuliers et groupes de professionnels…).

En termes de bagage universitaire, je suis diplômée d’un master II en aménagement et développement du territoire que j’ai effectué à l’IADT de Clermont-Ferrand (STRATAM, Stratégies d’Aménagement des villes petites et moyennes et de leurs territoires).

Pouvez-vous nous présenter  le SEAT ?

Le SEAT est un syndicat mixte composé des deux communautés de communes qui le compose. Billom Communauté et Mond’Arverne Communauté. Composé d’un Président (Jean-Pierre BUCHE), d’un Bureau et d’un comité syndical c’est le SEAT qui prend les délibérations afin de faire avancer le projet.

Comment le projet Ecopôle a-t-il vu le jour ? Avez-vous été confronté à des difficultés ?

Dès 2015, les élus s’interrogent sur les orientations et le positionnement du site après le départ des carriers.

Suite à l’arrêt définitif de l’exploitation en 2017 et dans un contexte de dégradation de notre environnement et de dérèglement climatique, le SEAT a confirmé son intérêt à faire de ces anciennes gravières un site emblématique de la transition écologique.

A cette fin, il porte un projet d’aménagement très ambitieux visant à faire de l’Ecopôle un site de démonstration d’activités multiples, innovantes et opérationnelles, résolument appuyées sur les notions de développement durable.

Quels ont été les financements de ce projet ?

Ce projet est multi-partenarial et à ce titre nous avons plusieurs financeurs. Les communautés de communes (Billom Communauté et Mond’Arverne Communauté) participent au bon déroulement du projet. Mais aussi le CD63, l’Agence de l’Eau, le FEDER (POI Loire et Régional) et enfin le LEADER, les fonds européens qui finance l’Ecopôle à hauteur de 80%.

Comment les habitants ont-ils reçu ce projet? Ont-ils été enthousiastes ?

Au vu des enjeux climatiques que chacun connaît, les habitants ont été plutôt enthousiastes à l’idée de faire d’une ancienne carrière un site de démonstration de développement durable. Même si beaucoup ne connaissait pas le site de l’Ecopôle jusqu’à l’an dernier, chaque habitant que nous avons rencontré est fier de ce qui se développe sur son territoire.

Je ne peux m’exprimer que sur ce que je connais et vit depuis 1 an et demi au SEAT. Cependant, je sais qu’à l’époque, le projet semblait fantaisiste, incohérent et même presque impossible pour certains, et il le paraît encore pour quelques-uns. Le défi, c’est aussi de montrer que l’Ecopôle est un site multifonctionnel où des activités qui au départ semblent opposées arrivent à cohabiter ensemble !

Pour vous dire, les carriers participent et se tiennent régulièrement au courant des projets développés sur l’Ecopôle. Autrement dit, ils sont enthousiastes à l’idée que l’Ecopôle soit devenu ainsi. Ils participent même à des journées d’animations comme les Ecopolys.